12.07.2008

Parler en Djerma

 

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Durant nos missions au Niger , nous avons appris plusieurs mots et expressions de la langue djerma .

Rappelez-vous le nom de notre pinasse médicalisée :

Baptisée "Bani Maaté" par les habitants de Boumba.Cela signifie" le chemin ou la route de la santé" en djerma.

 

Aujourd’hui nous voulons les partager avec vous .

 

Nous commencerons par les Salutations, elles ont un aspect très important de la langue.

 

Ni kani baani ? = As-tu dormi en bonne santé ?

Mate no kaani ? = Comment as tu dormi ?

C’est une des salutations les plus courantes et se dit le matin.

Vous pouvez répondre :

Baani samay

 

Vocabulaire

 

Kambe = bras

Kambeyze = doigt

Bonn = la tête

Hanga = oreille

Niine = nez

Me = bouche

 

Alboro = homme

Wayboro = femme

Nya = mère

Baaba = père

Arwasu = garçon

Wandiyo = fille

Zanka = enfant

Hiijay = mariage

 

Fu = maison/case

Daari = lit

Hari = eau

 

Baan = être en bonne santé

Baani = la santé

 

Nous espérons que tous ces quelques mots vous aiderons dans vos séjours au Niger à pouvoir échanger  partager , avoir un réel dialogue humain avec les personnes que vous rencontrerez .

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26.04.2008

rencontres

Quelques rencontres que l'on n'oubliera pas

 

Grand-père et son petit fils

Jeunes filles Peuls, au bord du Niger

Enfants du village de Boumba 

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21.04.2008

Afrique mon Afrique

David Diop

 

 

David Diop est né le 9 juillet 1927 à. Bordeaux. Sa mère est camerounaise et son père sénégalais.

 

Il vit entre la France, le Sénégal et le Cameroun. Il est très tôt (à 8 ans ) orphelin de père

 et est élévé, ainsi que ses cinq frères et sœurs par sa mère maria Diop.

Au cours de ses études, il a pour professeur un certain Leopold Sedar Senghor.

Après avoir obtenue une licence, David Diop va enseigner au Sénégal.

Sa licence obtenue, David Diop repart pour le Sénégal où il enseigne (lycée Maurice Delafosse).

Ses premiers poèmes sont publiés aux éditions « Présence Africaine » en

 1956, dans un recueil intitulé « les coups de pilon ».

 

Malheureusement, alors qu’il revient de Guinée, l’avion dans lequel il se trouve

en compagnie de sa femme se crashe au large de Dakar.

 C'est ainsi que disparaît celui est considéré à l’époque comme le plus prometteur des poètes africains.

 

Aujourd’hui , je vous fais partager un de ses poèmes :

 

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"Afrique mon Afrique"

"Afrique
Afrique mon Afrique
Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales
Afrique que chante ma grand-mère
Au bord de son fleuve lointain
Je ne t`ai jamais connue
Mais mon regard est plein de ton sang
Ton beau sang noir à travers les champs répandu
Le sang de ta sueur
La sueur de ton travail
Le travail de l'esclavage
L`esclavage de tes enfants

Afrique dis-moi Afrique
Est-ce donc toi ce dos qui se courbe
Et se couche sous le poids de l'humilité
Ce dos tremblant à zébrures rouges
Qui dit oui au fouet sur les routes de midi

Alors gravement une voix me répondit
Fils impétueux cet arbre robuste et jeune
Cet arbre là-bas
Splendidement seul au milieu des fleurs
Blanches et fanées
C`est L'Afrique ton Afrique qui repousse
Qui repousse patiemment obstinément
Et dont les fruits ont peu à peu
L’amère saveur de la liberté."

Poème de David Diop (Coups de Pilon)

 

 

14.04.2008

L’histoire de Kindo Kouara

L’histoire de Kindo Kouara

Village situé sur le bord du fleuve niger entre Bossia et Karey-kopto 

 

Pendant notre dernier voyage nous avons visité un joli village nommé Kindo Kouara aujourd’hui je vais partagé avec vous la  légende qui nous a été raconté par notre guide Lawal et qui  explique le nom de ce village .

 

 

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Il était une fois un homme qui avait une femme et une sœur. Cette sœur avait été abandonné par son mari avec 3 enfants . Aussi lui donnait-il régulièrement du mil . Mais sa femme était jalouse . Un jour que sa belle sœur vient lui demander du mil pour nourrir ses enfants elle lui refusa.  Alors sa belle sœur demanda à voir son frère pour lui demander personnellement du mil, elle lui dit qu’il n’était pas là et le frère resta caché dans le grenier à grain jusqu’à se que sa sœur reparte . La pauvre femme , honteuse et triste, rentra chez elle avec une calebasse qu’elle remplie en cour de route de sable , pour éviter la honte en arrivant  au village . A son arrivé son fils l’attendait et lui prit la calebasse , la pauvre femme ne put lui enlever et parti de suite se cacher dans sa case, car elle savait que la calebasse ne contenait que du sable et se mit à pleurer.

Alors son fils arriva en la remerciant pour tout le mil qu’elle venait de ramener , très,  très étonnée elle regarda la calebasse qui contenait bien du mil . Le sable était devenu du mil pour le grand plaisir de ses 3 enfants et elle.

Pendant ce temps dans le village de son frère , le grenier à grain qui contenait le mil , venait de se transformer en termitière avec le frère et sa femme à l’intérieur .

 

 

Le nom de ce village et de la colline qui le domine se dit Kindo Kouara ou Koma Barma

Koma = termitière

Barma = grenier

En langue djerma

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10.04.2008

la légende du fleuve niger

La légende du fleuve Niger

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Au détour de mes lectures , voici cette très jolie légende

 

Il y a très longtemps vivait au royaume des Bambara une vieille femme qui possédait un taureau très gras.
Elle le chérissait et ne voulait pas s’en séparer.
Mais la famine vint, et le chef du village demanda au roi : “Majesté, il y a une vieille dans le village qui possède un taureau énorme qui pourrait nourrir tout le village mais elle ne veut pas le céder”.
Le roi autorise le rapt du bovidé.
Les villageois s’en emparent et tentent de l’égorger, mais aucun couteau ne pénètre le cuir de la bête. Le roi doit à nouveau intervenir, convoquer la vieille, qui après négociations consent à tuer son taureau, mais exige que la graisse de l’animal lui soit remise dans une jarre qu’elle entrepose dans sa cuisine.
Or, à la nuit tombée, la graisse fond, coule à l’extérieur du vase et se transforme en une belle jeune fille.
Celle-ci se met alors à balayer, nettoyer la cour de la modeste demeure, mais, dès les premières lueurs de l’aube, elle réintègre la jarre, s’y liquéfie et s’y fige.
La vieille femme au matin s’étonne...étonnement renouvelé chaque jour quand le phénomène
se répète.
Une nuit, simulant le sommeil, elle reste observer par le trou de la serrure et surgit lorsque la graisse reprend forme humaine.
De cette rencontre naît une amitié.
La vieille obstrue les fenêtres de la cuisine : "Tu pourras y vivre, et tu n’auras plus à réintégrer cette jarre chaque matin par crainte de la lumière du jour”.
Mais la rumeur se répand dans le village.
Rapidement la beauté de la jeune femme se sait et fait parler.
Un noble parvient à l'apercevoir et se précipite chez le roi.
“Sire, il y a chez la vieille au taureau une jeune femme d’une beauté admirable.
Je souhaite l’épouser, mais la vieille refuse de me donner sa main”.
Le roi se rend alors chez la vieille femme et tombe aussitôt amoureux de la gracieuse jeune fille.
Il décide immédiatement de faire de la belle sa troisième épouse.
Celle-ci accepte à condition de ne jamais voir la lumière du jour...le roi ne pose pas de question.
Des mois heureux s’ensuivent où le roi la chérit.
Mais un jour, il doit partir en voyage.
Les deux premières épouses, jalouses, en profitent pour ouvrir les volets des pièces dans lesquelles la jeune femme passe ses journées.
Aussitôt, elle se met à fondre, glisse sur le sol, passe sous la porte et s’écoule vers la vallée.
Elle deviendra le fleuve Niger.
À son retour, le roi fou de douleur et toujours éperdument amoureux se transforme en hippopotame et se jette dans le fleuve.
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Les épouses, ayant ordre de suivre pour l'éternité, se transforment l’une en caïman et l’autre en poisson.
Depuis ce jour, le Niger, sous le regard des crocodiles, caresse les hippopotames tandis que les poissons les évitent prudemment.

27.03.2008

parc du W

 

 

Quelques photos des animaux du parc du W

 qui sont gentiment venus poser pour nous.

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23.03.2008

Femmes africaines

Aujourd’hui nous reprenons nos lectures faites aux enfants du Niger

 

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Femmes noir, femme africaine, ô toi, ma mère , je pense à toi.

 

O Dâman, ô ma mère, toi qui me portas sur le dos, toi qui

m’allaitas, toi qui gouverna mes premiers pas, toi qui la

première m’ouvris les yeux aux prodiges de la terre, je

pense à toi.

 

Femme des champs, femme des rivières, femme du grand

Fleuve, ô toi, ma mère, je pense à toi.

 

O Dâman, ô ma mère, toi qui essuyais mes larmes, toi qui

me réjouissais le cœur, toi qui, patiemment  supportais mes

caprices, comme j’aimerais encore être près de toi, être

enfants près de toi.

 

Femme simple, femme de la résignation, ô toi ma mère, je

pense à toi...

 

O Dâman, Dâman de la grande famille des forgerons, ma

pensée toujours se tourne vers toi, la tienne à chaque pas

m’accompagne, ô Daman, ma mère, comme j’aimerais en-

core être dans ta chaleur, être dans ta chaleur, être enfant

près de toi...

 

Femme noir, femme africaine, ô toi, ma mère, merci,

Merci ; pour tout ce que tu fis pour moi, ton fils, si loin,si

près de toi !

 

CAMARA LAYE , « l’enfant noir »

   Edition plon

 

20.03.2008

JUSTE POUR LE PLAISIR

bonjour à tout le monde 

 

Aujourd'hui juste pour le plaisir , ces girafes sont de KOURE

Nous vous parlons de Koure plus tard.

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14.03.2008

Lecture d'enfant

Pendant ces quelques jours passés au niger (15) nous nous sommes rendus dans  plusieurs villages , discuté avec les chefs de villages, visité les écoles , qui sont souvent en tiges de mil.

Mais aujourd’hui je voulais vous faire partager une lecture que les enseignants font aux enfants de leurs classes .

 

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LES SAISONS DE LA VIE

 

Mère Awa

Il paraît que maman est morte

Quelle importance

Quelle importance puisque je peux lui parler

A mon aise

Qu’elle me répond toujours

Avec son même sourire d’enfant

Pris en faute

Quelle importance puisqu’il ne se passe de nuit

Qu’elle ne me chuchote à l’oreille

Récite trois fois ce verset

Couche-toi sur le côté droit

Et dors

Il ne se passe de nuit sans qu’elle ne s’assure

Que ma journée sera belle à gravir

Il paraît que maman est morte

Pas pour moi qui écris ces lignes

Avec mes larmes

Ces lignes qu’elle ne sait lire

Avec ses larmes

Mais que son cœur assèche

Avec un sourire d’élue.

 

Malik Fall : Reliefs

Présence africaine

 

 

 

 

 

12.02.2008

FEMMES D'AFRIQUE

Hommage à la femme Africaine

 

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Femme nue, femme noire
Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté !
J'ai grandi à ton ombre, la douceur de tes mains bandait mes yeux.
Et voilà qu'au cœur de l'Été et de Midi, je te découvre,
Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein cœur, comme l'éclair d'un aigle.

Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fait lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée.

Femme nue, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau
Délices des jeux de l'esprit, les reflets de l'or rouge sur ta peau qui se moire
À l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.

Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Éternel
Avant que le Destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.

 

 

Léopold Sédar Senghor

 

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