21.04.2008

Afrique mon Afrique

David Diop

 

 

David Diop est né le 9 juillet 1927 à. Bordeaux. Sa mère est camerounaise et son père sénégalais.

 

Il vit entre la France, le Sénégal et le Cameroun. Il est très tôt (à 8 ans ) orphelin de père

 et est élévé, ainsi que ses cinq frères et sœurs par sa mère maria Diop.

Au cours de ses études, il a pour professeur un certain Leopold Sedar Senghor.

Après avoir obtenue une licence, David Diop va enseigner au Sénégal.

Sa licence obtenue, David Diop repart pour le Sénégal où il enseigne (lycée Maurice Delafosse).

Ses premiers poèmes sont publiés aux éditions « Présence Africaine » en

 1956, dans un recueil intitulé « les coups de pilon ».

 

Malheureusement, alors qu’il revient de Guinée, l’avion dans lequel il se trouve

en compagnie de sa femme se crashe au large de Dakar.

 C'est ainsi que disparaît celui est considéré à l’époque comme le plus prometteur des poètes africains.

 

Aujourd’hui , je vous fais partager un de ses poèmes :

 

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"Afrique mon Afrique"

"Afrique
Afrique mon Afrique
Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales
Afrique que chante ma grand-mère
Au bord de son fleuve lointain
Je ne t`ai jamais connue
Mais mon regard est plein de ton sang
Ton beau sang noir à travers les champs répandu
Le sang de ta sueur
La sueur de ton travail
Le travail de l'esclavage
L`esclavage de tes enfants

Afrique dis-moi Afrique
Est-ce donc toi ce dos qui se courbe
Et se couche sous le poids de l'humilité
Ce dos tremblant à zébrures rouges
Qui dit oui au fouet sur les routes de midi

Alors gravement une voix me répondit
Fils impétueux cet arbre robuste et jeune
Cet arbre là-bas
Splendidement seul au milieu des fleurs
Blanches et fanées
C`est L'Afrique ton Afrique qui repousse
Qui repousse patiemment obstinément
Et dont les fruits ont peu à peu
L’amère saveur de la liberté."

Poème de David Diop (Coups de Pilon)

 

 

14.04.2008

L’histoire de Kindo Kouara

L’histoire de Kindo Kouara

Village situé sur le bord du fleuve niger entre Bossia et Karey-kopto 

 

Pendant notre dernier voyage nous avons visité un joli village nommé Kindo Kouara aujourd’hui je vais partagé avec vous la  légende qui nous a été raconté par notre guide Lawal et qui  explique le nom de ce village .

 

 

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Il était une fois un homme qui avait une femme et une sœur. Cette sœur avait été abandonné par son mari avec 3 enfants . Aussi lui donnait-il régulièrement du mil . Mais sa femme était jalouse . Un jour que sa belle sœur vient lui demander du mil pour nourrir ses enfants elle lui refusa.  Alors sa belle sœur demanda à voir son frère pour lui demander personnellement du mil, elle lui dit qu’il n’était pas là et le frère resta caché dans le grenier à grain jusqu’à se que sa sœur reparte . La pauvre femme , honteuse et triste, rentra chez elle avec une calebasse qu’elle remplie en cour de route de sable , pour éviter la honte en arrivant  au village . A son arrivé son fils l’attendait et lui prit la calebasse , la pauvre femme ne put lui enlever et parti de suite se cacher dans sa case, car elle savait que la calebasse ne contenait que du sable et se mit à pleurer.

Alors son fils arriva en la remerciant pour tout le mil qu’elle venait de ramener , très,  très étonnée elle regarda la calebasse qui contenait bien du mil . Le sable était devenu du mil pour le grand plaisir de ses 3 enfants et elle.

Pendant ce temps dans le village de son frère , le grenier à grain qui contenait le mil , venait de se transformer en termitière avec le frère et sa femme à l’intérieur .

 

 

Le nom de ce village et de la colline qui le domine se dit Kindo Kouara ou Koma Barma

Koma = termitière

Barma = grenier

En langue djerma

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10.04.2008

la légende du fleuve niger

La légende du fleuve Niger

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Au détour de mes lectures , voici cette très jolie légende

 

Il y a très longtemps vivait au royaume des Bambara une vieille femme qui possédait un taureau très gras.
Elle le chérissait et ne voulait pas s’en séparer.
Mais la famine vint, et le chef du village demanda au roi : “Majesté, il y a une vieille dans le village qui possède un taureau énorme qui pourrait nourrir tout le village mais elle ne veut pas le céder”.
Le roi autorise le rapt du bovidé.
Les villageois s’en emparent et tentent de l’égorger, mais aucun couteau ne pénètre le cuir de la bête. Le roi doit à nouveau intervenir, convoquer la vieille, qui après négociations consent à tuer son taureau, mais exige que la graisse de l’animal lui soit remise dans une jarre qu’elle entrepose dans sa cuisine.
Or, à la nuit tombée, la graisse fond, coule à l’extérieur du vase et se transforme en une belle jeune fille.
Celle-ci se met alors à balayer, nettoyer la cour de la modeste demeure, mais, dès les premières lueurs de l’aube, elle réintègre la jarre, s’y liquéfie et s’y fige.
La vieille femme au matin s’étonne...étonnement renouvelé chaque jour quand le phénomène
se répète.
Une nuit, simulant le sommeil, elle reste observer par le trou de la serrure et surgit lorsque la graisse reprend forme humaine.
De cette rencontre naît une amitié.
La vieille obstrue les fenêtres de la cuisine : "Tu pourras y vivre, et tu n’auras plus à réintégrer cette jarre chaque matin par crainte de la lumière du jour”.
Mais la rumeur se répand dans le village.
Rapidement la beauté de la jeune femme se sait et fait parler.
Un noble parvient à l'apercevoir et se précipite chez le roi.
“Sire, il y a chez la vieille au taureau une jeune femme d’une beauté admirable.
Je souhaite l’épouser, mais la vieille refuse de me donner sa main”.
Le roi se rend alors chez la vieille femme et tombe aussitôt amoureux de la gracieuse jeune fille.
Il décide immédiatement de faire de la belle sa troisième épouse.
Celle-ci accepte à condition de ne jamais voir la lumière du jour...le roi ne pose pas de question.
Des mois heureux s’ensuivent où le roi la chérit.
Mais un jour, il doit partir en voyage.
Les deux premières épouses, jalouses, en profitent pour ouvrir les volets des pièces dans lesquelles la jeune femme passe ses journées.
Aussitôt, elle se met à fondre, glisse sur le sol, passe sous la porte et s’écoule vers la vallée.
Elle deviendra le fleuve Niger.
À son retour, le roi fou de douleur et toujours éperdument amoureux se transforme en hippopotame et se jette dans le fleuve.
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Les épouses, ayant ordre de suivre pour l'éternité, se transforment l’une en caïman et l’autre en poisson.
Depuis ce jour, le Niger, sous le regard des crocodiles, caresse les hippopotames tandis que les poissons les évitent prudemment.