26.06.2008
Bilan printanier
Toutes les orientations prises en CA sont en cours de réalisation:
1) Le miel de Moli " s'exporte"vers Weri Gorou et Karey Kopto grâce au savoir- faire de Mrs SCHOEFFERT père et fils.
2) Le soutien scolaire à l'école de La Tapoa a eu lieu(voir "infos de la Poulie" du 18/03/08 et "expression libre" de Lucette du 27/05/08).
3) Mise en place d'une zone maraîchère à Baniguetti près d' Alambaré. Site idéal,nappe phréatique à 5m,très bon accueil des villageois. Début des travaux prévu à l'automne.
4) Pinasse médicale : son 1er circuit s'est effectué à la mi-mars 2008 de Boumba à Tondey en passant par Bossia et Karey Kopto.Baptisée "Bani Maaté" par les habitants de Boumba.Cela signifie" le chemin ou la route de la santé" en djerma.
Des nouvelles de la pinasse dans un prochain blog.
Denis COSTE
PS: Merci à Lawal notre guide pour son efficacité et ses connaissances de terrain indispensables (en particuliers pour le montage des projets pinasse et maraîchage).
14:31 Publié dans Infos de la Poulie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : afrique, niger, médical, photos



Commentaires
Bonjour,
Nous avons fait un trop bref séjour en février 2008 à la Tapoa, nous ne connaissions pas le Niger et nous étions partis pour que je puisse "me vider la tête" et faire une pause en ne côtoyant que le faune et la flore!
Ce que nous avons vécu a largement empli cet objectif mais est passé au deuxième plan face à la richesse humaine, malgré ou à cause du dénuement matériel, des personnes que nous avons rencontrées .
Depuis que nous sommes rentrés , nous avons beaucoup cogité : nous ne pouvons qu'y retourner mais que pouvons nous y faire ?
- Les réalisations pleines de bonnes intentions comme le village de touristes de Moli ou les bâtiments de dispensaires vides inutiles nous ont choqués par leur absurdité
- Y retourner avec notre petite valise pleine de médicaments , de matériel scolaire ou autres et les distribuer comme des savonnettes ; ce que nous avons vu faire ; Non !
Outre que ce n'est qu'un coup d'épée dans l'eau , c'est se donner une bonne conscience condescendante , en France, les nantis du XIXè siècle faisaient la même chose avec "leurs pauvres".
Les écoles de la deuxième chance , nous semblent être une formidable idée qui peut porter des fruits durables avec un respect de la culture des populations. Vos projets tels que vous les exposez sur ce site semblent être de la même veine.
En discutant avec Lawali qui a été notre guide, nous nous sommes rendu compte que la médecine traditionnelle était passée à la trappe ; il a paru étonné lorsque je lui ai dit que beaucoup de nos médicaments étaient issus de plantes . Il n’y a plus de tradipraticien dans son village . Après cette discussion, alors qu’il nous accompagnait dans le parc , il nous a spontanément davantage parlé des plantes et nous a dit se souvenir que sa mère utilisait une certaine argile et un jus de racine pour soigner les yeux quand il était petit et que les enfants avaient moins de maladies des yeux.
Il faut dire que je suis médecin généraliste en Ardèche avec une orientation homéopathie et que depuis 1 an , je me forme à la phytothérapie . Attention, je ne rejette ni ne diabolise les progrès de la médecine allopathique mais je pense que les savoirs traditionnels ont leur place et que les perdre est dramatique, tant pour les besoins quotidiens des populations locales quelle soit leur latitude, que pour fournir des pistes à la recherche.
L’OMS s’intéresse à ces pratiques traditionnelles, le Niger est un des signataires de la décennie des médecines traditionnelles qu’elle a mis en place . J’ ai trouvé des actions sur ce plan dans d’autres zones de l’Afrique de l’ouest : Togo, Bénin, Sénégal mais très peu de choses au Niger à part quelques articles dans la presse.
Nous avons pensé que nous pourrions retourner dans cette région pour essayer :
1- De trouver des interlocuteurs qui pourraient nous mettre en relation avec des praticiens traditionnels
2- De rencontrer ces praticiens et dans une relation de confiance, essayer d’approcher certaines de leurs pratiques ; essayer de les aider dans le maintien et la transmission de leurs connaissances aux nouvelles générations .
Nous restons lucides et nous ne partons pas en croisade; aider à ce que les savoirs d'au moins un soit transmis , cela nous semble réalisable.
Pour cela :
1- Je suis en train d’organiser mon activité professionnelle pour libérer du temps . Mon mari était instituteur , retraité depuis quelques mois donc pas de problème de disponibilité.
Temps nécessaire pour repartir ; mais aussi, pour continuer ma formation en phytothérapie et rechercher des travaux déjà entrepris sur la médecine traditionnelle en Afrique de l’ouest tant sur le plan thérapeutique que culturel. Un minimum de connaissances me paraît indispensable pour avoir un minimum d’efficacité .
2- Je suis à la recherche d’un botaniste intéressé par ce projet ; la nature est très complexe et la précision botanique est nécessaire
En conclusion ,
1 – Si nous pouvons vous aider dans vos actions , nous sommes partant .
2 – Vous connaissez cette région et ses habitants , aussi, je me suis permise de vous exposer notre projet afin de solliciter votre avis tant sur son fond que sur sa forme.
Merci , que vous pensiez qu'il soit opportun ou non de me répondre.
Mireille RENAUD
Ecrit par : Mireille RENAUD | 28.07.2008
Madame et chère consoeur,
un grand merci pour l'intéret que vous portez à notre blog et à nos actions de terrain.Il s'avère donc plus qu'opportun de vous répondre ... et c'est la moindre des politesses !
Je constate avec grand plaisir que nous sommes sur la même longueur d'onde car ,nous non plus ,ne voulons tomber dans l'erreur facile et classique d'apporter à fonds perdus.
Nous recherchons du durable pour les nigériens et par les nigériens d'abord.Il faut que ceux ci se prennent en charge et deviennent des citoyens -acteurs de leur destin -et non plus des assistés .
Il convient de changer les mentalités dans tous les sens (au Nord comme au Sud):ce qui demande patience,écoute,tact et humilité.
Il est donc indispensable d'avancer prudemment car on marche sur des oeufs (en raison des susceptibilités individuelles ).
Sans oublier que l'argent reste le nerf de la guerre: c'est une oeuvre épuisante et colossale,de tous les instants,que de tirer les sonnettes et monter des dossiers à rallonge auprés des bailleurs institutionnels et des sponsors éventuels.
Enfin ,pour ce qui est de votre projet tradipraticien et phytothérapie,c'est une vielle idée qui trotte dans ma tête depuis de nombreuses années et qui m'agrée complétement.
Ayant fait personnellement un "DU" de Médecine Traditionnelle Chinoise pdt 2ans à PARIS 13-Bobigny, je suis trés porté sur toutes les formes de médecines dites "douces"-préventives et curatives-.J'ai déja effectué des recherches en AFRIQUE mais c'est surtout au SENEGAL que les traditions perdurent le mieux .
Afin de continuer plus amplement ces discussions et de les approfondir contactez moi sur mon adresse email "denyscoste@yahoo.fr"
Encore merçi de votre intéret et de vos remarques.
A bientôt j'espère .
Denis COSTE
PS : Le plus désolant sur place est de constater que chacun y va ( en toute bonne conviction ) de sa petite action individuelle, sans concertation ni vue d'ensemble.Dommage car ce serait tellement plus efficace et utile pour tous si nous unissions nos idées,nos efforts et nos moyens...
Ecrit par : Denis COSTE | 04.08.2008
fabien, serait certainement interessé d'avoir quelques info.
en effet il monte 1 café culturel à Hanoi, certes pour les soins
de l'ame...! mais les remèdes aux maux de quelque nature
physiologique lui seraient de grande utilité. a+ Alain.
fabworld86@hotmail.com
Ecrit par : vuillerey | 17.11.2008
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