13.12.2009

Compte rendu de la réunion du 24 novembre 2009

Page_3.jpgRéunion du 24 novembre 2009 entre les membres de la Poulie et les membres de l'Association Contribution à la gestion des Zones Humides - Niger

Les points inscrits à l'ordre du jour sont:

1 _ La réhabilitation des puits de Bossia, Brigambou, et le fonçage d'un nouveau puits cimenté à Kindo Koira.

2 _ La réalisation d'un forage à Boumba d'une profodeur de 60m.

3 - Les cultures maraîchères à Baniguetti et Boumba.

Les puits de Bossia et Brigambou doivent être terminés fin décembre 2009,

A Kindo Koira, les travaux doivent débuter le 15 décembre et être terminés le 15 février 2010.

Dans toutes les villages  de Falmey où il y aura intervention de la Poulie, le Maire a pris l'engagement verbal de contribuer en espèces à la hauteur de 5%.

Pour les cultures maraîchères:

1 - A Baniguetti, une cotisation mensuelle par groupement féminin est préconisée pour faire face à certaines dépenses ( semences, engrais)

2 - 6 kits sont disponibles pour Boumba, leur installation est conditionnée à la pose de la clôture  grillagée du jardin.

Autres points abordés;

- devis d'une classe équipée en matériel scolaire plus des toilettes à Bossia

- devis dune case de santé et des différents matériels et produits nécessaires pour démarrer.

 

 

 

10.12.2009

Le blog repart!

Depuis juin, le blog n'a pas donné d'informations sur la Poulie, pourtant elle a continué à tourner!

En France, de nouveaux voyages ont été programmés et  des projets ont été préparés.

Au Niger, des réalisations sont en cours, surtout dans le domaine des puits et du maraîchage.

Un voyage vient de se terminer, un autre aura lieu début février.

Il est grand temps de reprendre le blog

.... pour tenir au courant tous ceux qui s'intéressent à la Poulie!

04.06.2009

Pourquoi aider les écoles?

L’école !
3 générations d’enseignants dans la famille : ma mère institutrice en 1926, moi en 1950, deux couples de mes enfants dans les années 80 ! Pour tous, le même amour de l’enfance et, avant tout, l’envie, le besoin d’aider tous les enfants à s’épanouir.
Il y a une dizaine d’années, j’ai découvert  l’Afrique. Depuis, j’ai visité beaucoup d’écoles, rurales surtout. Partout, j’ai retrouvé l’âme de l’école, classe unique de mon enfance puis école à 2 classes où j’ai passé 15 ans. J’ai retrouvé aussi l’enseignant qui se dévoue sans limites pour les enfants et organise sa vie en fonction de la vie de la classe.
C’est avec nostalgie que je découvre des enfants assis qui écoutent , lèvent le doigt et répondent … des enfants fiers de nous montrer leur cahier, fiers de nous lire un texte en français, eux qui sont bilingues dès leur entrée à l’école. Encore une fois, identité avec mon enfance où tous les enfants parlaient français en classe et «  langue régionale »  chez eux !
Pour eux, l’école est une promotion, indispensable pour un avenir meilleur.
C’est avec émotion que je vois des instituteurs qui, avec pas/peu de matériel  réussissent pallier à ce manque par leur ingéniosité, qui accueillent les enfants presque 24h sur 24, même le jeudi et qui sont toujours disponibles.
Dans celle du jeune couple qui nous a accueillis cette année, j’ai reconnu ma vie de jeune femme. Chaque jour, ils s’occupent du repas de midi, et à côté de leur maison s’élève une case où couchent les filles qui habitent très loin. La jeune femme leur apprend la cuisine et la gestion d’une maison ! Le jeudi, ils réunissent les élèves pour jouer les éboueurs dans le village et entretenir le jardin scolaire. Les élèves participent à leur vie et sont presque leurs enfants. Et ces petits écoliers n’oublieront jamais leur maître et leur école !
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Ces écoles ont besoin de tout ! Mais comment les aider ?
Tout de suite, on pense les livres ! Et on a tendance à réunir les vieux livres dépareillés qui chez nous, ne servent à rien. Est ce bien?
La Poulie a choisi d’offrir des séries de livres dont le maître a besoin, qu’il connaît et qui seront achetés au Niger. C’est, je crois, la meilleure solution, mais les « échantillons » que nous leur apportons,  peuvent être un plus.
Il y a aussi le matériel, c’est une bonne idée, tout ce qui est indispensable et qui enrichit l’école : je pense aux tableaux dont la plupart sont en si mauvais état, aux craies, aux cartes, au matériel de bureau etc… (Il fut un temps où je repeignais mes tableaux avant la rentrée avec une peinture spéciale) !
Il reste les consommables, tout ce qui disparaît après utilisation : si les familles paient, ce n’est pas équitable mais les communes qui les fournissent acceptent mal que que ces « consommables » soient consommés ! ( Et là encore me reviennent des conversations tendues entre le maire de ma petite commune angevine et moi : «  Ce n’est pas possible, vous les mangez vos plumes, » Et oui… il y avait des plumes en ce temps là  !)

Tout est utile, les crayons billes, morceaux de choix dans la panoplie du parfait touriste occidental !!! les cahiers ( j’ai trouvé avec émotion une école où comme moi dans les années 60, la maîtresse coupait ses cahiers en 2 pour les petits), les crayons de couleur ou feutres et tout ce qui a sa place sur un bureau d’écolier.

C’est par l’école que le monde évolue : en Afrique, comme dans tous les pays émergents, ce sont les enfants qui tiennent l’avenir entre leurs mains et surtout ces filles aux visages intelligents qui peuvent tout changer.

C’est pourquoi la Poulie a choisi d’ aider les écoles.